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L'urbanisation L'urbanisation
est le phénomène par lequel l'habitat humain se développe
autour de villes existantes, généralement dans des
territoires jugés attractifs ou pour des raisons culturelles
et historiques (Capitales) ou religieuses (La Mecque, Lourdes..),
ou sur des zones commercialement, industriellement ou militairement
stratégiques (ex : bases militaires). Certaines villes champignons
sont nées autour de ports et d'industries positionnées
autour de ressources minérales, énergétiques
ou humaine (main d'oeuvre bien formée, et/ou bon marché). |
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Quelques chiffres En
1800, à peine 3 % de la population mondiale vivait en ville,
contre 15 % en 1900, 50% vers l'an 2000, et au rythme actuel 65% de
la population sera urbaine en 2025, et plus de 80 % dans de nombreux
pays. Il y a déjà en l'an 2000, 213 villes de plus d'un
million d'habitants, et 23 méga-villes de plus de 10 millions
d'habitants, et selon l'ONU (FNUAP), la population urbaine pourrait
encore doubler d'ici 100 ans. |
![]() La ville de Shenzhen est passée en l'espace d'à peine 30 ans de 30 000 habitants à plus de 11 millions |
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Les villes occupent souvent de riches terres, en zones alluviales et
sur les littoraux. Or, même s'il existe des velléités
expérimentales et marginales de quartiers ou construction autarciques
ou plus ou moins énergétiquement autonomes (Biosphère
I, Biosphère II) , les villes ne sont jamais autonomes, et l'urbanisation
se fait généralement au détriment de l'agriculture
périurbaine. La ville ou l'établissement humain ne peuvent
exister sans l'agriculture nourricière, sans la nature qui produit
100 % de l'oxygène vitalement nécessaire aux habitants,
sans de nombreuses ressources périphériques nécessaire
pour la construction, l'entretien, la fourniture d'énergie et
sans la possibilité d'évacuer en flux continu les milliards
de tonnes de déchets gazeux, solides et liquides qui asphyxieraient
en quelques heures n'importe quelle grande ville riche enfermée
dans une bulle étanche. La FAO promeut des expérimentations
d'agriculture urbaine, notamment dans les pays pauvres. Dans les années
1990, les approches dites de développement durable ont mis en
évidence que les modèles économiques et urbanistiques
dominants avaient produit des systèmes non-durables et à
terme insoutenables d'habitat et de production/transformation, de transport
et de consommation. Forêts/bois, eau, air, sol, foncier, agriculture,
pêche, puits de carbone, énergies douces, propres, sûres
et renouvelables, gestion des déchets, transports, etc. ne suffiront
pas aux besoins croissants de la périurbanisation, et deviennent
donc des domaines stratégiques et vitaux pour la société.
On parle alors de ville renouvelée sur elle-même, et le
calcul de l'empreinte écologique
transforme un pressentiment confus en une évidence et une
alerte pour les urbanistes et aménageurs. |
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![]() Un exemple de croissance incontrôlée: Rio de Janeiro et ses favelas |
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| Les
raisons de l'urbanisation |
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