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L'énergie
éolienne est l'énergie du vent et plus spécifiquement,
l'énergie tirée du vent au moyen d'un dispositif aérogénérateur
ad hoc comme une éolienne ou un moulin à vent. L'énergie
éolienne est une énergie renouvelable, elle tire son nom
d'Éole , le nom donné au dieu du vent dans la Grèce
antique .
L'énergie
éolienne peut être utilisée de deux manières
:
....
.
Conservation
de l'énergie mécanique: le vent est utilisé pour
faire avancer un véhicule (Navire à voile ou char à
voile), pour pomper de l'eau (moulins de Majorque, éoliennes
de pompage pour irriguer ou abreuver le bétail) ou pour faire
tourner la meule d'un moulin.
.... .
Transformation
en énergie électrique: l'éolienne est couplée
à un générateur électrique pour fabriquer
du courant continu ou alternatif. Le générateur est relié
à un réseau électrique ou bien fonctionne de manière
autonome avec un générateur d'appoint (par exemple un
groupe électrogène) et/ou un parc de batteries ou un autre
dispositif de stockage d'énergie.
Quelques
ordres de grandeur
.... .
L'énergie éolienne provient à l'origine du soleil,
comme toutes les énergies renouvelables (exceptées les
énergies géothermique et marémotrice). Or, la Terre
reçoit en 30 minutes l'équivalent en énergie solaire
de la consommation annuelle de l'humanité, tous types d'énergies
confondus. 1 à 2 % de cette énergie provenant du soleil
est convertie en vent, soit 50 à 100 fois plus que l'énergie
convertie en biomasse par la photosynthèse.
.... .
Une
éolienne de 2 MW alimente en électricité environ
4000 personnes (hors chauffage), soit une production annuelle de 4 à
5 millions de kWh.
.... .
Au premier semestre 2007, la France possède 2 GW de puissance
éolienne installée, uniquement à terre (il n'y
a pas encore de champs offshore). L'Allemagne en possède 20 GW,
les USA et l'Espagne 11 GW, l'Inde 6 GW et le Danemark 3 GW.
En France, le potentiel éolien est très important (le
2e d'Europe) : 20 GW terrestres pour une production de 50 TWh par an,
et 40 GW offshore pour une production de 150 TWh par an[3]. Le potentiel
éolien théoriquement exploitable est donc de 200 TWh par
an, soit près de la moitié de la consommation française
d'électricité (450 TWh en 2006).
.... .
Cette production de 200 TWh/an représenterait : pour l'offshore,
40 grandes centrales éoliennes installées entre 15 et
40 km de la côte, à des profondeurs maximales de 200 m
; pour les sites terrestres, 10 000 éoliennes, soit moins du
quart du nombre de pylônes très haute tension (400 kV)
installés en France (qui mesurent 50 à 55 m de haut -
et jusqu'à 100 m dans les zones vallonnées, contre 70
à 100 m pour les mâts des grandes éoliennes).
Situation
actuelle de la technologie
....
Un peu d'histoire
Pendant des siècles, l'énergie éolienne a été
utilisée pour fournir un travail mécanique. L'exemple
le plus connu est le moulin à vent utilisé par le meunier
pour la transformation du blé en farine, on peut aussi citer
les nombreux moulins à vent servant à l'assèchement
des polders en Hollande.
Par
la suite, pendant plusieurs décennies, l'énergie éolienne
a servi à produire de l'énergie électrique dans
des endroits reculés et donc non-connectés à un
réseau électrique. Des installations sans stockage d'énergie
impliquaient que le besoin en énergie et la présence d'énergie
éolienne soit simultanés. La maîtrise du stockage
d'énergie par batteries a permis de stocker cette énergie
et ainsi de l'utiliser sans présence de vent, ce type d'installation
ne concernant que des besoins domestiques, non appliqués à
l'industrie.
Depuis
les années 90, l'amélioration de la technologie des éoliennes
a permis de construire des aérogénérateurs de plus
de 1 MW. Ces unités se sont démocratisées et on
en retrouve aujourd'hui dans plusieurs pays. Ces éoliennes servent
aujourd'hui à produire du courant alternatif pour les réseaux
électriques, au même titre qu'un réacteur nucléaire,
un barrage hydro-électrique ou une centrale thermique au charbon.
Cependant, les puissances générées et les impacts
sur l'environnement ne sont pas les mêmes.
....
Comparatif
des installations productrices d'électricité (chiffres
de 2006)
.... .
un aérogénérateur : de quelques kW jusqu'à
5 MW (la plupart des grandes éoliennes installées aujourd'hui
en France ont une puissance de 1 à 3 MW)
.... .
une centrale solaire photovoltaïque : de quelques centaines de
watts à 10 MW (record : centrale solaire Bavaria solarpark en
Allemagne , passée de 10 à 12 MW en 2006)
une centrale solaire thermodynamique : de 2 à 60 MW (record :
80 MW dans le désert de Mojave, USA)
.... .
une
centrale hydro-électrique : de quelques kW à 3000 MW (record
: 32 turbines de 700 MW soit 22400 MW au Barrage des Trois Gorges en
Chine , voir le lien en fin de page)
.... .
un réacteur nucléaire : de l'ordre de 900 à 1300
MW en général (record : 1550 MW à la centrale nucléaire
de Civaux au sud de Poitiers) .
Toutefois la comparaison de puissance entre des techniques de production
d'électricité aussi différentes que le nucléaire,
le solaire ou l'éolien n'apporte que des informations limitées
puisqu'à puissance égale leurs productions d'électricité
annuelles sont fortement différentes.
Une
tranche nucléaire de 1000 MW de puissance électrique peut
délivrer, en l'absence d'incident et dans le cadre d'un fonctionnement
en base, environ 8 000 000 MWh par an. Les centrales nucléaires
fonctionnant en base atteignent des facteurs de charge supérieurs
à 95%. En France, les centrales nucléaires font du suivi
de charge (la puissance délivrée s'adapte aux fluctuations
de la demande du réseau) et ont des facteurs de charge de l'ordre
de 80%, correspondant à une production annuelle de 7 000 000
MWh par tranche de 1000 MW électrique.
Le chiffre retenu pour l'éolien européen installé
est de 2 000 MWh de production annuelle par MW de puissance installée,
soit un facteur de charge d'environ 23% (fonctionnement de 2 000 heures
d'équivalent plein régime par an). Le solaire photovoltaïque
produit entre 1 000 et 1 200 MWh par MW de puissance installée
en France. Cette production varie en fonction du rendement des installations
(celles d'avant l'an 2000 étaient de 10% alors que les nouvelles
font plutôt 15%) et en fonction de l'ensoleillement du lieu. Les
chiffres annuels de production solaire photovoltaïque annoncés
par différents pays montrent des cas extrêmes : en Allemagne
ils sont de 574 MWh par MW, et en Californie de 1 458 MWh par MW.
.... Utilisation
de l'énergie éolienne en site isolé
L'énergie éolienne est aussi utilisée pour fournir
de l'énergie à des sites isolés, par exemple pour
produire de l'électricité dans les îles, pour le
pompage de l'eau dans des champs, ou encore pour alimenter en électricité
des voiliers, des phares et des balises. Ces éoliennes de petite
puissance sont dites appartenir au petit éolien, par opposition
au grand éolien ou à l'éolien industriel.
Quelques
initiatives font penser que le petit éolien , c'est à
dire l'éolien individuel , pourrait bientôt
se développer en devenant compétitif et discret ; même
en ville.
....
Énergie éolienne dans le réseau
électrique français
Le gestionnaire du réseau électrique français (RTE),
estime que l'intégration de l'électricité éolienne
dans le réseau actuel est possible sans difficultés majeures
à hauteur de 10 à 15 GW, en particulier grâce à
la présence en France de 3 gisements de vent indépendants,
qui permettront un lissage de la production bien meilleur qu'en Allemagne
ou au Danemark.
Les
éoliennes raccordées au réseau électrique
sont le plus souvent regroupées dans un parc éolien d'environ
5 à 50 machines, mais il existe aussi des machines isolées.
On note également l'existence d'un projet, non encore réalisé,
visant à intégrer des éoliennes de type Darrieus
dans les pylônes électriques : le projet Wind'It.
RTE
(Réseau de Transport d'Électricité), une filiale
de EDF, achemine le courant électrique à travers le réseau.
Ce courant électrique doit avoir une fréquence de 50 Hz
(en France comme dans de nombreux pays à travers le monde, voir
article : Réseau électrique).
Une
éolienne raccordée au réseau se doit donc de fournir
cette fréquence, quelle que soit la vitesse du vent. Cette fréquence
constante passe par une vitesse de rotation constante des pales. Cette
dernière est obtenue par régulation notamment avec l'orientation
des pales.
Si
la vitesse du vent est trop faible (par exemple moins de 10 km/h), l'éolienne
s'arrête en raison des forces de frottement sec qui s'opposent
à la rotation de l'hélice. Cette diminution de la vitesse
de rotation ne permet plus de fournir cette fréquence. Dans ce
cas, l'éolienne n'est donc plus productrice d'électricité,
mais pourrait au contraire devenir consommatrice, il est donc nécessaire
de la déconnecter.
Si
la vitesse du vent est trop forte (supérieure à 100 km/h
par exemple), l'éolienne est mise en sécurité et
déconnectée du réseau, ses pales sont mises en
drapeau et s'arrêtent pour éviter des sollicitations qui
pourraient les briser.
La
loi française oblige EDF à acheter le courant produit
par les éoliennes ou par tout autre système de production
d'électricité. D'autre part, le tarif d'achat de l'énergie
éolienne est bonifié pour favoriser cette jeune filière
en plein développement et permettre à la France d'atteindre
les objectifs de la directive européenne.
.... Caractéristiques
techniques
Le rendement énergétique (de même que la puissance
développée) des éoliennes est fonction de la vitesse
du vent au cube. Ainsi les éoliennes actuellement commercialisées
ont besoin d'un vent dans la gamme de 11 à 90 km/h (3 à
25 m/s). Les futures éoliennes, dont les premiers prototypes
sont mis en service courant 2006, acceptent des vents de moins de 4
à plus de 200 km/h (1 à 60 m/s). Comme l'énergie
solaire et d'autres énergies renouvelables, l'éolien a
besoin soit d'une énergie d'appoint pour les périodes
moins ventées, soit de moyens de stockage de l'énergie
produite (batteries, stockage hydraulique ou plus récemment,
hydrogène).
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