Le protocole de KYOTO

 

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Mesures en réponse au réchauffement climatique

Les gouvernements ont besoin de prédictions des tendances générales afin de pouvoir prendre des décisions politiques nécessaires à éviter des impacts indésirables.
Le réchauffement planétaire est étudié par de nombreux experts, et en particulier au niveau mondial, par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC)] en anglais. Les rapports fournis par le GIEC/IPCC servent de base aux discussions scientifiques et politiques.
La prédiction d'augmentation de température de 1,5°C à 7°C pour le siècle à venir, pourrait être ramenée à des valeurs inférieures à condition que des mesures environnementales sévères soient prises ou qu'un réel compétiteur aux technologies du pétrole émerge afin de permettre l'abandon de l'exploitation

 

des ressources fossiles. La recherche en vue de trouver un remplaçant au pétrole a débuté depuis plusieurs années. En dépit des succès liés au secteur des énergies renouvelables, du nucléaire et surtout d'un changement de mode de vie et de consommation, le remplacement définitif des carburants fossiles se fait attendre. Références : Énergie éolienne, Énergie hydroélectrique, Énergie géothermique, Énergie solaire, l'énergie hydrolienne, Pile à combustible, Énergie nucléaire, Stockage géologique du dioxyde de carbone.
Par ailleurs des réponses sont également apportées par la société civile. Les ONG et associations locales mènent des campagnes et actions de lobbying. En France, les ONG de protection de l'environnement et les associations concernées se sont regroupées au sein du Réseau Action Climat (RAC). Le Réseau Action Climat France participe aux négociations internationales, rédige des propositions nationales et met en place des actions régionales et locales.

Protocole de Kyoto

La Convention Cadre des Nations unies sur les changements climatiques a été signée en 1992 lors du sommet de la terre à Rio de Janeiro. Elle est entrée en vigueur le 21 mars 1994. Elle a été ratifiée à ce jour par 189 États, parmi lesquels figurent toutes les nations industrialisées à l'exception des États-Unis et de l'Australie. Les parties à la convention cadre sur les changements climatiques se sont fixés comme objectif de stabiliser la concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère à " un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du climat ". Les pays développés ont comme objectif de ramener leurs émissions de gaz à effet de serre en 2010 au niveau de 1990, cet objectif n'est pas légalement contraignant.

En 1997, les parties à la Convention cadre sur les changements climatiques des Nations unies (UNFCCC) ont adopté le protocole de Kyoto, dont la nouveauté consiste à établir des engagements de réduction contraignants pour les pays dits de l'annexe B (pays industrialisés et en transition) et à mettre en place des mécanismes dit "de flexibilité" (marché de permis, mise en œuvre conjointe et mécanisme de développement propre) pour remplir cet engagement. Le protocole de Kyoto est entré en vigueur le 16 février 2005 suite à sa ratification par la Fédération de Russie.

À la date de juillet 2006 , le protocole de Kyoto a été ratifié par 156 États. Les États-Unis et l'Australie ne sont pas signataires. Les États-Unis, sont pourtant le premier émetteur mondial (20% des émissions de gaz à effet de serre). Les pays de l'annexe B se sont engagés à réduire leurs émissions de six gaz à effet de serre (CO2, CH4, N2O, SF6, HFC, PFC) de 5,2% en 2008-2012 par rapport au niveau de 1990. Cet objectif représente en réalité une diminution d'environ - 20% par rapport au niveau d'émissions anticipé pour 2010 si aucune mesure de contrôle n'avait été adoptée. Les objectifs de réduction par pays vont d'une réduction de 8% pour l'Union européenne à une possibilité d'augmentation de 10% pour l'Islande.

Des pays en voie de développement fortement contributeurs aux émissions comme l'Inde, 5e émetteur mondial, et la Chine, 2e émetteur mondial, n'ont pas d'objectifs de réduction car ils étaient considérés comme insuffisamment industrialisés et parce que leurs niveaux d'émissions ramenés au nombre d'habitants sont extrêmement faibles. Le mécanisme dit "de développement propre" (MDP), instauré par le protocole de Kyoto, permet aux investisseurs, en contrepartie d'un investissement propre dans un pays en développement, de gagner des " crédits carbone ". Ce mécanisme permet aux pays développés d'avoir accès aux réductions à bas coûts des pays en développement et donc de diminuer le coût de leur engagement. Il permet aux pays en développement de bénéficier d'investissements propres. Il encourage les transferts de technologie. Le MDP apparaît cependant insuffisant pour infléchir profondément les trajectoires d'émissions de ces pays. L'absence d'engagement de réduction des pays en développement est une des raisons avancées par les États-Unis pour justifier leur refus de ratifier le protocole. C'est pourquoi un des enjeux majeurs pour la période après Kyoto est de définir des modalités d'association de ces pays à l'effort commun de réduction.


Champ d'éoliennes à Xinyang


Chine, nouveau géant énergétique

Alors qu'elle n'avait pas pris d'engagements à Kyoto en 1997, la Chine est un des pays qui ont le plus réduit leurs émissions de CO2 dans les années suivantes. Elle le doit au démantèlement d'une bonne partie des centrales thermiques et des complexes industriels de l'époque maoïste, gros consommateurs (et gaspilleurs) de charbon. Mais ce succès n'est pas répétable.
La Chine connaît des problèmes croissants d'environnement.

Le charbon, première source d'énergie, est extrêmement polluant. L'augmentation du niveau de vie se traduit par une demande croissante d'automobile, de climatisation, etc. Le niveau d'émissions par habitant reste encore très faible, comparé aux États-Unis ou à l'Europe.

La Chine semble s'orienter aujourd'hui vers l'énergie nucléaire, qui ne rejette pas de CO2, mais pose d'autres problèmes.Cependant, la Chine déjà responsable de 15% des émissions de gaz à effet de serre, pourrait devenir, dès 2007, le 1er pollueur du monde, devant les USA : les émissions chinoises de dioxyde de carbone devraient passer de 5,6 milliards de tonnes en 2006 à 6,02 cette année, ce qui représente environ 22 % du total mondial.

Europe

L'Union européenne a lancé en 2005 le marché de permis européen, premier marché de permis contraignant au niveau mondial. La Commission européenne va en 2007-2008 activer son observatoire de l'énergie, restée embryonnaire, et elle doit publier en 2007 un "Livre vert" sur l'adaptation de l'UE au changement climatique, qui devrait lancer le débat avant une prise de décision en 2008. La Directive sur le système européen d'échange de droits d'émission sera modifiée en 2008, pour inclure notamment les émissions de l'aviation. La proposition sur les limites d'émission des voitures (130 g de CO2 / 100 km) devrait être publiée au second semestre de 2007. La DG Recherche doit proposer en novembre un plan européen, et des propositions de législation sur les piles à combustibles et les avions "propres". Des appels d'offre sur l'énergie et le climat devraient être publiés avant mi 2007.


États-Unis : pour ou contre Kyoto


Le Protocole de Kyoto vise à lutter contre le changement climatique en réduisant les émissions de gaz carbonique.
S'opposant à toute mesure contre le réchauffement planétaire, les partisans des énergies fossiles prétendent que réguler les industries énergétiques pour prévenir une catastrophe écologique majeure est " économiquement insensé ", et que les économies en bonne santé peuvent financer des " solutions innovantes " technologiquement. Le président américain George Walker Bush a repris cet argument pour rejeter le protocole de Kyoto. Bush n'a pas rejeté les arguments scientifiques, mais a défendu la thèse que le rejet des gaz à effets de serre devait être l'objet d'un autocontrôle volontaire de la part des industries. De nombreux états des États-Unis d'Amérique ont néanmoins pris des mesures de restriction sur les gaz à effet de serre, rejetant cet argument purement idéologique.

 

 

 

 

 

 

 

 

Lutte contre le réchauffement climatique aux USA

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