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La classification actuelle des champignons distingue cinq divisions (ou embranchements) : Chytridiomycota,
ou chytridiomycètes : espèces aquatiques dont les spores
portent un flagelle. On les considère comme les ancêtres
de tous les autres champignons. |
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Les
trois modes
de nutrition des champignons .... .
Saprophyte
: Les champignons peuvent pousser dans de la matière organique
morte ou en décomposition (feuilles mortes, débris végétaux
ou animaux, excréments): on les appelle saprophytes. On les trouve
souvent en forêt, là où cette nourriture, sous forme
d'humus, existe en grande quantité. En dégradant ainsi
la matière organique morte, les champignons saprophytes remettent
à la disposition des autres organismes, plantes et animaux, des
éléments minéraux essentiels de nouveau assimilables
(azote, phosphore, carbone). Ils participent ainsi au recyclage de la
matière organique.
Quelques champignons, comme les Zoopagales, sont des prédateurs de Nématodes quils capturent au moyen danneau ou de pièges adhésifs. Par ailleurs, les champignons peuvent provoquer des biodétériorations qui peuvent être nuisibles comme lors de contamination et daltérations organoleptiques de produits alimentaires ou lors de dégradation de divers produits comme le bois, le papier, des textiles, les peintures, la pierre, les métaux et même le verre.
Deux types de toxicité sont à considérer .... .
La
toxicité intrinsèque de certaines espèces liée
à des toxines organiques produites par le champignon, qui provoquent
par exemple des hallucinations, des douleurs abdominales, nausées,
diarrhée sanglante, coliques, paralysies pouvant conduire à
la mort (voir les détails sur la page mycotoxicologie) En cas d'empoisonnement, le médecin peut confondre ces deux types d'intoxications. La contamination et l'empoisonnement occasionnels d'animaux tels que vaches chevaux, chèvres moutons par les métaux lourds pourrait en partie être due à la consommation de champignons, y compris d'espèces à fructification souterraines, qui passent inaperçues, telles que la truffe du cerf ou les truffes recherchées par les sangliers, les écureuils ou quelques micromammifères. Comme le rappelle Didier Michelot du CNRS, la possibilité d'empoisonnements graves, distincts de ceux produits par les toxines organiques, et dus à la consommation de spécimens appartenant aux genres (Agaricus, Pleurotus, etc...) n'est pas exclue en raison de leur capacité à concentrer des métaux toxiques (dont cadmium, plomb, mercure..) à des doses très supérieures aux seuils toxicologiques. Il est recommandé d'éviter les champignons récoltés dans les villes, aux abords des grands axes routiers (dont les autoroutes), dans et autour des zones polluées, dans les zones où les retombées de Tchernobyl se sont concentrées et dans les anciennes zones rouges ou d'autres polluées par les guerres. Dans quelques pays, et à plusieurs occasions, des publications officielles ont averti les individus de la possibilité d'empoisonnement provoqué par les métaux lourds dans les champignons. Les métaux ou la radioactivité (due au Césium de Tchernobyl par exemple) peuvent mettre plusieurs décennies (20 ans pour le césium qui descend dans le sol à raison d'environ 1cm/an) avant d'atteindre la zone de prospection des champignons. Parfois, il faut le temps que l'arbre bioaccumulateur pousse (décennies à siècles) avant que le champignon n'en décompose la lignine en accumulant les toxiques qui s'y sont accumulés. La plupart des pays riches imposent un contrôle sur les champignons importés, mais les champignons sauvages ne font pas l'objet d'un suivi poussé. À titre d'exemple et à partir des analyses faites par D Michelot (CNRS) en France, on peut retenir qu'un repas typique composé de 200g (portion moyenne) d'Agaricus arvensis frais, espèce très appréciée des cuisiniers, contenait en France 2 mg de cadmium, soit 100 fois la dose permise par les autorités de santé publique. Des risques similaires sont posés par d'autres champignons dont certains recherchés par les amateurs : Agaricus
silvicola (30,6 ppm de cadmium), La teneur la plus élevée en mercure est détectée chez Suillus
variegatus (94 ppm) Agaricus
bresadolanus (52,2 ppm), |
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