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La
liste rouge de l'UICN
La
Liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature
(UICN), (en anglais IUCN Red List) créée en 1963, constitue
l'inventaire mondial le plus complet de l'état de conservation
global des espèces végétales et animales.
Son principal but est d'alerter le public et les responsables politiques
sur l'ampleur du risque d'extinction qui frappe de nombreuses espèces
et la nécessité urgente de développer des politiques
de conservation. Elle incite et aide ainsi la communauté internationale
à agir dans le sens de la réduction du taux d'extinction
des espèces menacées.
Malgré cela, grâce aux données récoltées
pour la constitution de la Liste, l'UICN a montré qu'en 2006
une espèce de mammifère sur quatre, une espèce
d'oiseau sur huit, et un tiers des amphibiens étaient menacés
de disparition... Et la situation a empiré en 2007.
Le
but essentiel de la Liste rouge est de rassembler les informations sur
les espèces menacées d'extinction, d'évaluer régulièrement
l'évolution des risques que courent ces espèces, puis d'assurer
une diffusion large de ces données auprès de nombreux publics.
Elle peut en effet être utilisée par les agences gouvernementales,
les organismes responsables de la protection de la nature, les ONG spécialisées
dans la conservation, les éducateurs, et d'une façon générale
par toute personne soucieuse du déclin de la biodiversité.
La
Liste rouge remplit de nombreuses fonctions, notamment :
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Elle sensibilise à l'importance de la diversité biologique
et à la menace qui pèse sur elle ;
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Elle identifie et renseigne sur les espèces ayant le plus urgent
besoin de mesures de protection. Elle fournit un inventaire complet
du déclin de la biodiversité ;
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Elle offre un cadre de référence pour surveiller l'évolution
des espèces ;
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Elle procure des informations permettant de définir les priorités
de la conservation au plan local et d'orienter les mesures de conservation
;
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Elle aide à influer sur les politiques nationales et internationales,
et fournit des informations sur des accords internationaux comme la
Convention sur la diversité biologique (CBD) et la Convention
sur le commerce international des espèces de faune et de flore
sauvages menacées d'extinction (CITES).
L'objectif est de constituer la plus grande source, fiable et mondiale,
sur le danger d'extinction des espèces animales et végétales,
pour de nombreuses catégories d'utilisateurs, de plus en plus
nombreux à travers le monde. Avec un système pionnier
d'évaluation des menaces pour la biodiversité, l'UICN
consolide son système de critères et de catégories
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Une
base scientifique
Cet inventaire est en partie assuré par la Commission de la sauvegarde
des espèces (CSE), une des six commissions internes de l'UICN,
forte de 7 000 experts dans le monde chargés de mettre à
jour la liste des espèces menacées, l'inventaire étant
tributaire des connaissances disponibles.
Ainsi les vertébrés sont-ils plus représentés,
car mieux connus, que les invertébrés. De même,
les plantes vasculaires (plantes à fleurs et fougères)
sont mieux connues que les plantes non vasculaires (mousses, algues
vertes) et autres "végétaux" qui n'appartiennent
pas à la lignée verte (algues brunes, algues rouges, champignons,
etc.). Ces listes, bien qu'exhaustives pour certains groupes], ne reflètent
donc pas l'état exact des menaces qui pèsent sur l'ensemble
des espèces de la planète.
La
liste est établie sur des critères précis permettant
d'évaluer le risque d'extinction de milliers d'espèces
et sous-espèces. Ces critères s'appliquent à toutes
les espèces et à toutes les parties du monde.
La
liste étant la synthèse de travaux scientifiques, elle
reflète mieux le statut de conservation des espèces que
les listes d'espèces protégées. Cependant, elle
ne possède pas, de mêmes que les livres rouges qui en ont
été tirés, de valeur législative contraignante
pour les états.
Historique
: la genèse de la liste
C'est le Colonel Leofric Boyle, alors président
de la CSE, qui créa en 1959 un fichier d'informations sur les
espèces menacées. Cette première initiative intéressa
d'autres collaborateurs de l'UICN, dont Sir Peter Scott, ornithologue,
conservationiste, peintre et sportif anglais, qui comme lui virent l'opportunité
dans ce fichier de collecter des informations sur l'état des
espèces animales et végétales et sur les menaces
qui pèsent sur elles.
De
1962 à 1978, les membres de la CSE de l'époque (alors
connue sous le nom de Commission du service de sauvegarde) récoltèrent
des données que l'UICN publia sous la forme de plusieurs «
livres rouges » (Red Data Books en anglais), sur des groupes précis
d'animaux tout d'abord tels que les mammifères, les oiseaux,
les reptiles et les amphibiens, pour ensuite publier des documents annexes
présentant des données régionales et nationales.
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The
Red List Consortium
Il est vite apparu que pour être plus efficace et plus rapide
dans l'évaluation des espèces menacées, le CSE
ne pouvait plus travailler seul, malgré le nombre important de
ses membres. De là est né un partenariat entre le CSE
et plusieurs organisations internationales : le Red List Consortium,
composé de l'UICN et de sa commission CSE, ainsi que de Birdlife
International, NatureServe, la Zoological Society of London, le Center
for Applied Biodiversity Science (groupe de Conservation International).
Le
programme de la liste rouge bénéficie également
de la collaboration d'autres organisations telles que Ocean Conservancy
(coordinateur du réseau marin de la CSE, veille à une
meilleure prise en compte des espèces marines dans la liste rouge),
le WWF, Fauna & Flora International, the Nature Conservancy, Wetlands
International, et le programme Centre de surveillance de la conservation
de la nature des Nations Unies.
En
particulier, Birdlife International est en charge de l'inscription des
espèces d'oiseaux sur la liste rouge, grâce au rôle
pionnier de collecte de données ornithologiques et d'évaluation
de la biodiversité qu'elle joue depuis des années. Dès
le milieu des années 1980, Birdlife international a publié
régulièrement des livres rouges régionaux et nationaux
sur les oiseaux (Afrique en 1985, Amériques en 1992 et Asie en
2001). L'ONG alimente également une base de données sur
l'avifaune menacée, Avibase.
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